ACTU.FR ET LA GAZETTE DU VAL D'OISE - édition du 27 mai 2026
Daniel Chollet
Un collectif régional a lancé une pétition en ligne intitulée Sauvegardons les forêts publiques d'Ile-de-France, soutenue par de nombreuses personnalités et élus.
C’est un appel général à « sauvegarder » les forêts publiques en Île-de-France. Une pétition en ligne sur Change.org signée déjà par plus de 30 000 personnes.
Lancée par le collectif Sauvegarde Forêts Île-de-France, soutenue par des personnalités du monde associatif, des scientifiques, des philanthropes et de nombreux élus de toute la France -dont de nombreux députés et maires du Val-d’Oise de toutes tendances politiques- ainsi que des institutionnels et associations (dont l’Advocnar, Aidbp, Les Amis de la Terre 95 ou Sos Forêt de Montmorency, pour ne citer qu’elles dans le département).
« Notre forêt souffre, et il est urgent de la protéger », lance Sos forêt de Montmorency, qui n’a pas tardé à relayer la pétition. Le collectif établit d’abord un constat :
« Les forêts sont indispensables à la santé des Franciliens. Ce sont des « poumons verts [qui] offrent de multiples activités récréatives et contribuent fortement au bien-être, ainsi qu’à la bonne santé physique et mentale des Franciliens ».
« Exploitation trop importante »
Mais le collectif constate que ces forêts sont « trop rares et trop petites » et surtout, elles sont « en danger » à cause du « changement climatique » et d’une « exploitation trop importante qui les expose davantage aux stress climatiques et aux ravageurs (insectes, champignons). » Selon les initiateurs de la pétition, le bois comme source d’énergie n’est pas « vertueux » car il émet « trois fois plus de particules fines, nuisibles à la santé, que l’ensemble du trafic routier francilien, et deux fois plus de CO2 que le gaz naturel ».
Ce constat réalisé, la pétition lance plusieurs propositions :
« Les forêts domaniales franciliennes doivent bénéficier d’un statut spécifique (…) Cela implique de revoir à la baisse les objectifs de productivité fixés par le programme régional forêt-bois et le contrat de performance État/ONF, qui conduisent actuellement à leur surexploitation. Il ne s’agit pas de mettre la forêt »sous cloche » mais d’en améliorer la gestion. »
La vente du bois
Et les rédacteurs d’enfoncer le clou : L’Onf « dont le statut d’établissement public à caractère industriel et commercial le contraint à s’autofinancer principalement par la vente de bois, ne doit pas dépendre de la vente du bois », et la gouvernance de la forêt publique doit intégrer les composantes de la société.
La question de l’avenir de la forêt de Montmorency, en ce qui concerne le Val-d’Oise, est évoqué depuis de nombreuses année, par les élus et collectifs d’associations inquiets de la gestion par l’Onf.
La position de l’ONF
Le collectif Sauvegarde Forêts Île-de-France avait déjà tiré le signal d’alarme et l’avait questionné à ce sujet. L’Onf défend ses positions, rappelle la crise sanitaire liée à la maladie de l’encre, qui l’oblige à réaliser des coupes massives dites sanitaires. Des arguments qui ont toujours eu du mal à convaincre et selon le collectif, l’Onf serait devenue une « entreprise marchande » avec des forestiers « sommés de produire toujours plus de bois ». Un sujet déjà évoqué dans une pétition, lancée 2021, par Florence Portelli (maire Lr de Taverny) et Jean-Christophe Poulet, (ex-maire Dvg de Bessancourt), s’inquiétant de l’ampleur des coupes rases et des conséquence sur le paysage et la biodiversité, pointant du doigt aussi « l’injonction » faite aux agents « de rentabiliser la forêt ». Si l’Onf ne communique pas de chiffres de vente du bois, « pour des raisons de confidentialité commerciale », il a toujours affirmé que ces coupes et ces ventes « ne rapportent rien au regard des coûts et des investissements considérables qu’elle engendre ».
👉Lire l'article en ligne : Actu.fr/ile-de-france/saint-leu-la-foret_95563/une-petition-pour-sauvegarder-les-forets-domaniales-dile-de-france

Actu-Une pétition pour sauvegarder les forêts domaniales d'Île-de-France